Portrait Auvergne-Rhône-Alpes

Un vaste territoire (3ème région française) caractérisé par une grande variété d'espaces naturels, au carrefour de multiples influences car limitrophe de cinq régions et de deux pays, la région Auvergne-Rhône-Alpes recouvre des réalités très différentes. Quoi de commun entre les douze départements qui la compose ? Quoi de commun entre l'aire urbaine de Lyon et ses 2 millions d'habitants et une commune rurale du Forez ? Cette page dresse le portrait de la région en ce qui concerne sa population, le contexte économique, l'emploi, le marché du travail, la formation.

Une région dynamique

Avec près de 7,9 millions d’habitants en 2016, Auvergne-Rhône-Alpes est la 2ème région la plus peuplée derrière l’Île-de-France. D'ailleurs, 4 pôles urbains se situent dans les 20 premiers en France en 2013 : Lyon (2,2 millions d'habitants - 2ème), Grenoble (680 000 habitants - 11ème), Saint-Étienne (513 000 habitants - 17ème) et Clermont-Ferrand (470 000 habitants - 19ème).

La population a augmenté de 420 000 habitants entre 2009 et 2016, soit une hausse de 0,8% par an (4ème rang des régions les plus dynamiques). Cependant, cette croissance masque de grandes différences : la Haute-Savoie (+1,5%) et l’Ain (+1,4%) sont particulièrement dynamiques quand l’Allier (-0,0%) et le Cantal (-0,3%) sont les seuls départements de la région dont la croissance démographique est nulle, voire négative.

Une population plus âgée à l'ouest

Si la région se situe dans la moyenne, la Haute-Savoie, l’Ain, le Rhône et l’Isère présentent des indices de vieillissement faibles grâce à l’attractivité des grandes agglomérations (Lyon, Grenoble, Genève) pour les étudiants et les jeunes actifs ainsi que grâce au nombre élevé de naissances dans ces départements (notamment dans le Rhône). Au contraire, les départements ruraux situés à l’ouest de la région, tels que le Cantal et l’Allier présentent des indices élevés.

Des revenus plus élevés à l'est

Auvergne-Rhône-Alpes est la 2ème région de France métropolitaine en termes de niveau de vie avec un revenu médian de 20 570€ en 2014, contre 19 500€ en France (hors Ile-de-France). Il est particulièrement élevé dans les départements situés à l’est de la région comme la Haute-Savoie, l'Ain, le Rhône, la Savoie et l'Isère. Des niveaux de vie plus modestes sont observés dans le sud et l’ouest de la région notamment le Cantal, de l’Allier, de la Haute-Loire, de l’Ardèche et de la Drôme.

Une richesse régionale portée par les activités tertiaires

Avec un Produit Intérieur Brut (PIB) de près de 244 milliards d’euros en 2014 (11% du PIB national), Auvergne-Rhône-Alpes se classe au 2ème rang des régions de France métropolitaine toujours derrière l’Île-de-France. Une richesse régionale portée par les activités tertiaires (comme partout en France) mais marquée par un poids important des activités industrielles (notamment la production d’énergie, la fabrication d’équipements électriques ou informatiques et les industries de la chimie, de la pharmacie, du caoutchouc et du plastique) et, à l’inverse, par une moindre part des activités tertiaires marchandes (information-communication et activités financières et d’assurance notamment).

3 départements concentrent près de la moitié des structures

En 2015, Auvergne-Rhône-Alpes compte plus de 700 000 établissements. Les départements du Rhône, de l’Isère et de la Haute-Savoie concentrent 48% des structures, contre seulement 10% dans l’Allier, la Haute-Loire et le Cantal.

 

Les vingt principaux établissements régionaux de plus de 2 000 salariés en 2013

Centre hospitalier Annecy Genevois (74)

Centre hospitalier de Chambéry (73)

CHU de Clermont-Ferrand (63)

CHU de Grenoble (38)

CHU de Saint-Étienne (42)

Commissariat à l’énergie atomique (Grenoble, 38)

Commune de Clermont-Ferrand (63)

Commune de Grenoble (38)

Commune de Lyon (69)

Commune de Saint-Étienne (42)

Département de la Drôme (26)

Département de l'Isère (38)

Hospices Civils de Lyon (Lyon 3e, 69)

Hospices Civils de Lyon (Lyon 4e, 69)

Hospices Civils de Lyon (Pierre-Bénite, 69)

Keolis Lyon (69)

Manufacture Michelin (Cébazat, 63)

Manufacture Michelin (Clermont-Ferrand, 63)

Métropole de Lyon (69)

Sanofi Pasteur (Marcy-l’Étoile, 69)

 

2ème région française

En 2014, Auvergne-Rhône-Alpes compte plus de 3,2 millions d’actifs en emploi, avec le Rhône et l’Isère qui regroupent à eux deux 42% de l’emploi régional. À l’inverse, le Cantal, la Haute-Loire, l’Ardèche et l’Allier sont les départements pour lesquels le nombre d’actifs en emploi est le plus faible (4% ou moins chacun).

Concernant les secteurs employeurs, trois se détachent : l’administration publique, l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale (30%), le commerce, réparation d’automobiles et de motocycles (13%) et les activités scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien (11%). A noter qu'Auvergne-Rhône-Alpes connaît une sur-représentation des emplois dans les secteurs liés à l’industrie.

Des variations de l’emploi liées à la crise

Entre 2004 et 2014, l’emploi salarié a augmenté de 0,4% par an en Auvergne-Rhône-Alpes (+104 000 emplois en 10 ans), contre +0,2% en France métropolitaine. Des départements tels que l’Allier, la Loire ou le Cantal ont cependant été particulièrement impactés par la crise de 2008 et connaissent une perte continue d’emplois depuis (respectivement -0,9%, -0,6% et -0,3% par an).

Plus précisément, sur la même période, l’emploi salarié dans le tertiaire a augmenté de manière quasi-continue (+0,8% par an en moyenne) quand il diminuait dans l’industrie (-1,7%) et dans la construction (-1,3%). Seuls quelques secteurs de l'industrie présentent une hausse (énergie, eau, gestion des déchets et dépollution).

Un taux de chômage bas

Auvergne-Rhône-Alpes présente un taux de chômage parmi les plus faibles de France métropolitaine (8,6% contre 9,7% en France), avec une évolution qui suit la tendance nationale. Fin décembre 2016, près de 629 000 demandeurs d’emploi de catégorie A, B ou C sont ainsi inscrits à Pôle emploi en région. Cependant, tous les territoires ne sont pas touchés de la même manière : le taux de chômage est particulièrement élevé dans la Drôme (10,9%), l’Ardèche (10,7%), l’Allier (10,4%) et la Loire (9,8%) alors qu’il est beaucoup plus faible dans le Cantal (6,2%), la Haute-Savoie (7,2%) et l’Ain (7,3%).

Comme au niveau national, près de deux tiers des demandeurs d’emploi recherchent un métier dans les cinq domaines professionnels suivants : les services aux particuliers et aux collectivités (21%), le commerce, vente et grande distribution (14%), le support à l'entreprise (12%), le transport-logistique (9%) et l'industrie (9%).

Une majorité d’embauches sur des contrats courts

Au cours de l’année 2016, les employeurs d’Auvergne-Rhône-Alpes ont procédé à près de 2,7 millions d’embauches, dont les deux tiers concernent des contrats courts de moins d’un mois. La situation varie considérablement selon les territoires, de 48% de contrats courts dans les deux Savoie à 70% ou plus dans l’Allier, la Drôme, la Loire ou le Rhône.

Concernant les embauches durables (+ de 6 mois), leur répartition géographique est conforme à celle de l’emploi salarié : le Rhône, l’Isère et la Haute-Savoie rassemblent 57% du total régional. Sur le dernier trimestre de l'année, le nombre d'embauches a progressé de 6,7% par rapport à la même période en 2015, l'évolution étant plus marquée pour les CDI (+9,4%) et dans la construction (+8,6%) et l'industrie (+7,3%).

Une offre de formation présente sur tout le territoire

En 2014, plus de 600 000 jeunes sont inscrits dans une formation "après collège" en Auvergne-Rhône-Alpes. Parmi eux, près de 154 000 élèves sont dans un cycle secondaire professionnel ou technologique et 305 000 sont étudiants, dont près de deux tiers en université.

Auvergne-Rhône-Alpes compte près de 1 000 établissements de formation initiale à la rentrée 2014 : 63% de lycées, 8% de Centres de Formation d’Apprentis (CFA) et 28% d’établissements du supérieur. Les deux premières catégories sont présentes sur l’ensemble du territoire régional, les établissements du supérieur sont concentrés sur les principales agglomérations.

Concernant les disciplines, trois disciplines de formation universitaire sont principalement suivies en Auvergne-Rhône-Alpes : droit, sciences économiques, AES (29% du total), lettres, langues et sciences humaines (27%) et sciences et sciences de l’ingénieur (27%). Côté enseignement secondaire du second cycle professionnel et technologique, les 10 principaux diplômes préparés en 2014 montrent une prédominance des services sur la production (avec 8 formations), en particulier la spécialité des échanges et gestion.

70 000 demandeurs d'emploi formés

Côté formation continue, en 2014, près de 70 000 stagiaires sont entrés dans une formation financée par le Conseil régional et Pôle emploi.